La France offre une multitude de routes touristiques invitant à l’évasion et à la découverte. Amateur, amatrice de montagne, de mer ou d’Histoire ? Qu’importe, les routes emblématiques du pays vous captiveront. Immersion immédiate dans le patrimoine français et dans des panoramas magnifiques.

Dans cet article, nous vous emmenons à la découverte des plus belles routes touristiques de France. Partez pour un road trip inoubliable aux quatre coins de l’Hexagone !

La route des Grandes Alpes

  • Ville de départ : Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, au bord du lac Léman
  • Ville d’arrivée : Nice, sur la Côte d’Azur
  • Longueur de cette route : environ 700 km
  • Durée de ce road trip : environ 6 à 8 jours
  • Dénivelé : élevé
  • Véhicule(s) conseillé(s) : voiture, moto, van ou petit fourgon aménagé (vélo de route possible pour les cyclistes vraiment aguerris)
  • Période idéale : de juin à septembre (de nombreux cols sont fermés l’hiver)
  • Climat : variable en montagne. Prévoyez des vêtements adaptés
  • Etapes : plusieurs stations de ski et villages traditionnels savoyards

L’itinéraire de Thonon-les-Bains à Nice

La Route des Grandes Alpes traverse des paysages magnifiques. Notamment entre les montagnes, les lacs et les villages pittoresques. Voici un aperçu des grandes étapes de ce road trip, de Thonon-les-Bains à Nice.

De Thonon-les-Bains au massif des Aravis

Thonon-les-Bains > Morzine > col des Gets > Taninges > col de la Colombière > Le Grand-Bornand > La Clusaz > col des Aravis.

Pour cette mise en jambes, vous découvrirez les premiers lacets de cette route. Vous traverserez ainsi des villages de montagnes typiques, comme Morzine. Ou encore, des panoramas sur le massif du Mont-Blanc.

Des Aravis à la haute Tarentaise

Col des Aravis > Flumet > col des Saisies > Beaufort > lac et Cormet de Roselend > Bourg-Saint-Maurice > Val-d’Isère > col de l’Iseran.

A ce stade, vous en prendrez plein les yeux. Devant vous, de véritables paysages de cartes postales. C’est-à-dire des alpages et des grands lacs de montagne. C’est aussi à cette étape que vous entrez dans le cœur du Parc national de la Vanoise.

De la Maurienne au massif des Écrins

Descente vers la vallée de la Maurienne (Bonneval-sur-Arc, Val-Cenis, Modane, Saint-Michel-de-Maurienne) > col du Télégraphe > Valloire > col du Galibier > col du Lautaret > Le Bourg-d’Oisans / Briançon.

A ce niveau, vous entrez dans une succession de cols mythiques du cyclisme. Les vues autour de vous seront très minérales. Vous serez également à proximité du Parc national des Écrins.

Du Briançonnais au Queyras et à l’Ubaye

Briançon > col d’Izoard > gorges du Queyras > Guillestre > col de Vars > Barcelonnette.

Pour cette étape, ambiance villages de caractère et gorges spectaculaires. Les paysages sont plus sauvages et les vallées moins fréquentées.

Des Alpes de Haute-Provence aux Préalpes niçoises

Barcelonnette > col de la Cayolle > gorges du Haut-Var et du Cians / Valberg > col de la Couillole > vallées de la Tinée et de la Vésubie (cols Saint-Martin, Turini, etc.) > descente vers l’arrière-pays niçois > Nice.

Ici, vous basculez progressivement vers des paysages plus méditerranéens. C’est-à-dire villages perchés, gorges étroites et arrivée face à la mer.

A ne pas manquer durant le voyage sur la route des Grandes Alpes

L’ascension des cols mythiques

La Route des Grandes Alpes traverse des cols légendaires comme le col de l’Iseran, le col du Galibier, et le col de la Bonette. Ces montées promettent un spectacle naturel incroyable.

Les villages alpins

Ne manquez pas les petits villages typiques comme Megève, Samoëns, ou Les Gets. Vous pourrez ainsi profiter de l’architecture traditionnelle savoyarde et de l’accueil chaleureux des habitants.

Les lacs

Les lacs de montagne comme le Lac de Tignes ou le Lac de Serre-Ponçon sont des escales incontournables. Vous pourrez ainsi faire une pause pique-nique au bord de l’eau ou profiter d’activités nautiques.

Les stations de ski

Certaines étapes vous feront passer par des stations de ski renommées. Par exemple, Val d’Isère, l’Alpe d’Huez, ou Les Deux Alpes. Vous pourrez ainsi faire de belles randonnées d’été.

Les panoramas spectaculaires

Même s’ils le sont tous, il faut en choisir quelques-uns… Alors que vous soyez sur le col de la Bonette ou le col du Galibier, vous serez certainement conquis.e.s.

Le patrimoine historique

Arrêtez-vous à Briançon pour découvrir ses fortifications Vauban. Explorez également les villes et villages perchés dans les montagnes, témoins du passé historique de cette région.

Pourquoi on aime cette route

Histoire de la route la route des Grandes Alpes

À la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, l’objectif est double. D’une part, il vise à désenclaver les vallées alpines. D’autre part, il faut relier entre elles, par des tronçons de montagne, des routes déjà existantes.

En 1909, le Touring Club de France lance officiellement le projet de « Route des Alpes ». Cette future Route des Grandes Alpes vise à promouvoir le tourisme cycliste puis automobile dans les grands paysages de montagne.

Les premiers tronçons touristiques sont empruntés dès 1911. Quant à la première traversée intégrale, elle est inaugurée en 1913 par la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM).

Cependant, les travaux sont ralentis par la Première Guerre mondiale. Par la suite, ils se poursuivent jusqu’à l’ouverture de la route du col de l’Iseran en 1937. Cette étape marque l’achèvement de l’itinéraire de haute montagne tel qu’on le connaît.

L’itinéraire est d’abord pensé entre Évian/Thonon et Nice. Au fil des décennies, il sera ajusté en fonction de l’ouverture de nouveaux cols et des contraintes militaires et techniques.

En 1950, la « Route des Alpes » prend officiellement le nom de Route des Grandes Alpes. De cette façon, elle affirme son statut de route panoramique emblématique, destinée au grand tourisme.

Conseils pour un voyage réussi sur la route des Grandes Alpes

  • Bien choisir la période : viser fin juin – fin septembre. En effet, la majorité des cols sont ouverts et que les risques de neige sont limités.
  • Préparer soigneusement le véhicule : Faire contrôler ses freins et ses pneus. Mais aussi le système de refroidissement et les niveaux avant le départ. Les descentes sont longues et les pentes fortes.
  • Anticiper l’hébergement et les étapes : Réserver à l’avance en haute saison dans les grandes stations et les villages très prisés. Découper l’itinéraire en étapes de 80 à 150 km par jour. Cela permet ainsi de garder du temps pour les points de vue, les randos et les visites culturelles.
  • Respecter l’environnement et la sécurité : Conduisez prudemment et restez sur les routes balisées.

La route Napoléon

  • Ville de départ : Golfe-Juan, dans le département des Alpes-Maritimes
  • Ville d’arrivée : Grenoble, en Isère
  • Longueur de cette route : 325 km environ
  • Durée de ce road trip : environ 3 à 5 jours
  • Dénivelé : élevé
  • Véhicule(s) conseillé(s) : voiture, moto, van ou petit fourgon aménagé (vélo de route possibles pour cyclistes vraiment aguerris)
  • Dimension historique : première route touristique « à vocation historique » en France. Elle suit le trajet de Napoléon après son débarquement à Golfe‑Juan en mars 1815, en route vers Paris.
  • Période idéale : printemps et début d’automne (météo plus stable, routes dégagées)
  • Public visé : amateurs.trices d’Histoire et passionné.e.s de paysages de montagne, road‑trippers cherchant une alternative moins balnéaire à la Côte d’Azur

L’itinéraire de Golfe-Juan à Grenoble

Historiquement, la Route Napoléon se parcourt du sud vers le nord, pour suivre le sens de la marche de Napoléon. Ainsi, nous vous proposons un itinéraire allant dans ce sens. Mais si vous le souhaitez, l’inverse est tout à fait possible. Quoi qu’il en soit, vous trouverez sur votre chemin des étapes marquées par le passage de Napoléon en 1815. C’est parti pour une immersion dans l’Histoire !

De Golfe-Juan à Grasse – La Côte d’Azur

Golfe-Juan > Cannes > Grasse

Départ de cette première étape les pieds dans le sable. Sur le port de Golfe-Juan, une stèle marque le débarquement de Napoléon sur le port de la station balnéaire le 1er mars 1815. Ensuite, découvrez Cannes et le Suquet, quartier historique et authentique de la vielle ville. En vous baladant, jetez un œil à l’église Notre‑Dame de Bon‑Voyage. C’est ici que Napoléon et ses hommes firent leur première halte.

Enfin, profitez d’être à Grasse pour visiter une grande parfumerie ou le Musée International de la Parfumerie et ses jardins. Déambulez également dans la vieille ville, avec ses ruelles étroites et ses maisons colorées.

De Castellane à Sisteron – La Provence

Castellane > Digne-les-Bains > Sisteron

Départ de cette deuxième étape toujours près de l’eau. Cette fois le long du Verdon, à Castellane. Ce joli village de caractère est surplombé par le rocher de la chapelle Notre‑Dame du Roc.

Poursuivre ensuite dans la station thermale de Digne-les-Bains. Profitez de cette étape pour prendre de la hauteur et explorer l’Unesco Géoparc de Haute-Provence.

Enfin, montez à la citadelle de Sisteron, monument emblématique en surplomb de la ville, qui offre un beau panorama sur les montagnes. Sur place, plusieurs musées rappellent le passage de Napoléon en 1815.

De Gap à Grenoble – Les Alpes

Gap > Laffrey > Grenoble

Pour clôturer ce road trip, découvrez le centre de Gap, ses petites rues, terrasses et commerces. Profitez également de sa proximité avec le magnifique lac de Serre-Ponçon. Les paysages y sont remarquables.

De lac il est question aussi à Laffrey. Au bord de l’une de ces trois belles étendues d’eau, on retrouve une statue de Napoléon. En effet, ce lieu marque la rencontre de Napoléon avec les troupes royales, chargées de l’arrêter.

A l’instar de Napoléon, finissez votre périple à Grenoble. Empruntez le téléphérique jusqu’au fort de la Bastille pour savourer un panorama sur la ville et les massifs alentours.

A ne pas manquer durant le voyage sur la route Napoléon

Les paysages naturels

La route Napoléon offre une magnifique diversité de paysages, entre mer et montagne. A cet effet, nous vous conseillons de visiter l’île Marguerite, au large de Cannes. Explorez aussi les Gorges du Verdon, près de Castellane. Ou encore les champs de lavande, autour de Digne-les-Bains. Enfin, entre Gap et Grenoble, vous traverserez le col Bayard et ses jolies vues sur les montagnes environnantes.

La gastronomie locale

Entre les produits du terroir du Sud et ceux de la montagne, évidemment, vous allez vous régaler. On vous conseille par exemple d’arpenter les marchés locaux de la Côte d’Azur. Là-bas, vous y trouverez des produits à base d’olive (huile, tapenade)… Inégalables. Mais aussi, dans les Alpes‑de‑Haute‑Provence, le Banon. Ce fromage de chèvre est affiné dans des feuilles de châtaigniers brunes. Un régal pour les papilles !

Événements

Début mars, de nombreuses cérémonies ont lieu en souvenir du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan. Aussi, certaines grandes épreuves de cyclisme utilisent des tronçons de la route Napoléon. Ambiance festive garantie les jours de ces passages !

Pourquoi on aime ce voyage

Histoire de la route

La Route Napoléon attire les voyageurs grâce à, d’une part, ses paysages variés et d’autre part, à son histoire épique.

A la suite de son exil à l’île d’Elbe, Napoléon Ier débarque le 1er mars 1815 à Golfe-Juan. A ses côtés, environ 1 100 à 1 200 hommes l’ont suivi. Ensemble, ils ont évité les royalistes du Rhône via un itinéraire alpin escarpé par sentiers muletiers.​

Il rallie Grenoble en six jours, culminant à la Prairie de la Rencontre à Laffrey. Là-bas, il convertit l’armée royale envoyée contre lui, marquant ainsi son « retour des Cent-Jours » avant Waterloo.​

Baptisée officiellement en 1932 et goudronnée dès 1927, elle devient la première route touristique historique de France. Celle-ci est balisée d’aigles impériaux et entretenue par l’Association Action Nationale des élus pour la Route Napoléon (ANERN).

Conseils pour un voyage réussi

  • Préparer soigneusement le véhicule : La route alterne virages serrés, cols et descentes raides. Par conséquent, pensez à vérifier vos freins et l’état de vos pneus avant le départ.
  • Préparer son itinéraire : Bien que l’itinéraire soit tracé, n’hésitez pas à ajuster votre planning en fonction de ce qui vous attire le plus. La Route Napoléon regorge de merveilles, de villages pittoresques et de paysages grandioses. Assurez-vous ainsi de prévoir des journées de pause pour profiter des sites historiques sans vous précipiter.
  • Emportez de quoi faire le plein : Dans certaines régions montagneuses, les stations-service sont assez espacées. Prévoyez donc de faire le plein de carburant régulièrement et dès que possible. En matière de nourriture, emportez des snacks et des bouteilles d’eau.

La voie de la Liberté

  • Ville de départ : Sainte-Mère-Église, en Normandie
  • Ville d’arrivée : Bastogne, en Belgique
  • Longueur de cette route : environ 1 145 km
  • Durée de ce road trip : environ 7 à 10 jours
  • Dénivelé : modéré
  • Véhicule(s) conseillé(s) : voiture, moto, van ou petit fourgon aménagé, et vélo
  • Période idéale : privilégiez le printemps et l’été, notamment pour profiter des commémorations et des plages
  • Météo : climat variable en fonction des régions. Prévoyez des vêtements adaptés.
  • Précautions : Routes variées (nationales et départementales), bornes parfois cachées. Prévoyez des applications GPS comme Waze, Google Maps, ViaMichelin ou même des cartes IGN.

L’itinéraire de Sainte-Mère-Église à Bastogne

La Voie de la Liberté suit un itinéraire historique de 1 145 km. Celui-ci est jalonné de bornes commémoratives, depuis Sainte-Mère-Église en Normandie jusqu’à Bastogne en Belgique. Nous vous proposons un itinéraire en 7 étapes pour ce road trip.

Sainte-Mère-Eglise et Utah Beach

Départ de ce road trip à Sainte-Mère-Eglise. Commencez par jeter un œil à son clocher drapé… C’est en effet ici que le soldat américain John Steele s’est rendu célèbre en restant accroché au clocher de l’église lors de l’opération Overlord, en juin 1944. A ce sujet, vous pourrez visiter l’Airborne Museum. Le parcours immersif vous invitera à vous plonger dans l’histoire des parachutistes américains engagés lors du Débarquement.

Quelques kilomètres plus loin, à Sainte-Marie-du-Mont, partez explorer l’Histoire. Construit sur la plage, le musée d’Utah Beach raconte les évènements du Day-D. Selon la météo, aventurez-vous à l’extérieur, sur les dunes.

De Saint-Lô à Saint Malo

Ensuite, poursuivez votre route à Saint-Lô. Visitez ses remparts, vestiges de l’ancien château, et son magnifique Haras national.

Par la suite, sur la route vers Saint Malo, faites un stop à Avranches. La ville offre une vue panoramique sur la baie du Mont Saint-Michel.

Les remparts ? Quand il n’y a plus, il y en a encore sur la côte atlantique ! Bienvenue à Saint-Malo. Vous pourrez y découvrir, en plus de nombreuses plages, le fort National. Bastion situé sur une île, il se visite à marée basse.

De Saint Malo à Angers, via Rennes

Avant de quitter la Bretagne, arrêtez-vous à Rennes. Ses maisons en pan de bois ajoutent un charme indéniable à la vieille ville.

Vous ne serez pas dépaysés en arrivant à Angers… En effet, une maison à colombage se trouve également dans le centre de la ville. C’est la maison d’Adam, maison des artisans, classée Monument Historique. Poursuivez votre visite avec l’emblème de la ville : le château d’Angers.

D’Angers à Fontainebleau, via Le Mans

Si vous êtes passionné.e.s de voiture, faites un stop au Mans. Vous pourrez visiter le musée des 24h du Mans. Et pourquoi pas en emprunter une partie ? En effet, le circuit rejoint la départementale sur une section.

Si vous êtes plutôt château et rando, filez vers Fontainebleau. Vous pourrez alors y visiter son château, où 34 rois et 2 empereurs ont vécu. Par la suite, une balade à pied, à vélo ou à cheval est possible dans la forêt de 25 000 hectares.

De Fontainebleau à Reims

Direction maintenant la Champagne-Ardenne. A Reims, visitez la cathédrale Notre-Dame. Joyau de l’art gothique, elle est plus grande que Notre-Dame de Paris ! Difficile aussi de découvrir la région sans goûter à son célèbre breuvage… Avec modération et sans prendre le volant ! Symbole de fête, le champagne est omniprésent à Reims. Eloignez-vous de la ville pour arpenter les vignobles qui l’entourent.

De Reims à Metz, via Verdun

Quittez Reims afin de poursuivre vers Verdun. Pour faire vivre le souvenir de la Première Guerre, visitez l’ossuaire de Douaumont. Ce monument a été construit à la mémoire des soldats français et allemands morts en 1916, lors de la bataille de Verdun.

Pour votre arrivée à Metz, découvrez la cathédrale Saint-Etienne. Et si depuis Saint Malo les remparts vous manquaient, promenez-vous le long de ceux de la ville de Metz.

De Metz à Bastogne, via Thionville et Arlon

Cette dernière section de route suit un tracé historique assez riche. Tout d’abord, à Thionville, où se trouve le fort de Guentrange. Ce groupe de fortifications faisait partie de la ligne Maginot et a été utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ensuite, à Arlon se trouve le musée militaire. Celui-ci retrace l’histoire héroïque de notre armée de 1830 à nos jours.

Enfin, arrivée de ce road trip le long de la Voie de la Liberté à Bastogne. En effet, la ville est connue pour son rôle majeur dans la Bataille des Ardennes en 1944. Ce tournant de la Seconde Guerre mondiale est symbolisé par le Mémorial du Mardasson.

A ne pas manquer durant le voyage

Les bornes kilométriques

véritables symboles de cette route, cherchez les 1 200 flammes stylisées qui la jalonnent (souvent près des routes nationales).

Les plages du Débarquement

Utah Beach, Omaha Beach, Juno Beach, Sword Beach, et Gold Beach sont des lieux incontournables. Chaque plage a son propre musée et des mémoriaux dédiés aux soldats qui y sont tombés.

La Pointe du Hoc

site marqué par le courage des Rangers américains. Ils y ont en effet réussi l’impossible. C’est-à-dire escalader une falaise sous le feu de l’ennemi. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent marcher dans les pas des soldats et observer les cratères laissés par les bombardements.

Pourquoi on aime ce voyage

Histoire de la route

La Voie de la Liberté est une route chargée de mémoire. En effet, cet itinéraire retrace un chapitre marquant de l’histoire de France : la Seconde Guerre mondiale. Plus précisément, la libération de la Normandie et la lutte pour repousser les troupes nazies hors de la France.

Cette route commémore l’itinéraire de la 3e armée américaine du général George S. Patton. Chronologiquement, du Débarquement en Normandie (6 juin 1944) jusqu’à la libération de Bastogne (janvier 1945).

Cet itinéraire couvre 1 145 km en 54 jours via la percée d’Avranches. Initiée en 1946 par le colonel Guy de la Vasselais, elle est matérialisée par 1 200 bornes en forme de flamme (ciment rose originel, remplacées par composites).

Inaugurée le 18 septembre 1947 à Fontainebleau, prolongée jusqu’à Bastogne à la demande belgo-américaine, elle honore les sacrifices alliés pour la liberté européenne.

Conseils pour un voyage réussi

  • Préparer l’itinéraire de votre road trip : Téléchargez l’application mobile officielle « Liberation Route Europe » ou les cartes IGN avec géolocalisation des bornes.
  • Renseignez-vous sur les évènements : Si vous voyagez en été, vous pourrez certainement assister à des événements commémoratifs liés au D-Day et à la libération de la Normandie, notamment le 6 juin.
  • Faites des pauses gourmandes : En traversant autant de départements, vous trouverez forcément des merveilles à savourer. Goûtez par exemple à la fouace angevine. Ou encore aux fameuses rillettes du Mans. Côté Belgique, vous succomberez certainement à la carbonnade flamande ou à un classique mais indémodable moules-frites.

La route des volcans d’Auvergne

  • Ville de départ : station du Mont-Dore, dans le Puy-de-Dôme
  • Ville d’arrivée : l’itinéraire forme une boucle qui retourne au Mont-Dore
  • Longueur de cette route : environ 125 km
  • Durée de ce road trip : environ 4 à 6 jours
  • Dénivelé : modéré. Mais comporte des montées et descentes répétées pour visiter la chaine des Puys
  • Véhicule(s) conseillé(s) : voiture, moto, van ou petit fourgon aménagé
  • Période idéale : de mai à octobre. Évitez l’hiver sauf pour le ski au Mont-Dore.
  • Activités phares : Ascension du Puy de Dôme en train à crémaillère, randonnée au Puy de Pariou, visite de la Chaîne des Puys (site UNESCO).

L’itinéraire autour du Mont-Dore

Un road trip le long de la route des volcans d’Auvergne, c’est la promesse d’une succession de paysages magnifiques. Cela se traduit par l’alternance de panoramas volcaniques, de lacs et de villages de caractère. Sans oublier les haltes gourmandes… Vous ne saurez plus où donner de la tête !

Du Mont-Dore à Murat-le-Quaire

Départ de votre aventure road trip depuis le Mont-Dore. Cette station thermale de montagne est le point de départ pour de nombreuses randonnées. Choisissez par exemple de grimper au Puy de Sancy (à pied ou en remontées). Ainsi, vous pourrez y admirer la vue sur les vallées glaciaires et les plateaux volcaniques.

Direction ensuite Murat-le-Quaire, petit village aux toits de lauzes. Profitez du lieu pour rejoindre le sommet volcanique qui le surplombe, la Banne d’Ordanche. De même qu’au Mont-Dore, vous y admirerez une très jolie vue à 360°.

De Murat-le-Quaire à Rochefort-Montagne

Par la suite, rejoignez Rochefort Montagne, un joli village auvergnat. Vous pourrez en profiter pour une randonnée modérée au Puy d’Ebert.

De Rochefort-Montagne à Orcines

En quittant Rochefort-Montagne, prenez la direction du volcan de Lemptégy et de Vulcania. Vous pourrez ainsi faire une visite guidée, à pied ou en petit train, de l’intérieur d’un ancien volcan. Découvrir, en particulier, les volcans et les phénomènes naturels. Parents et enfants seront ravis ! Lors de votre étape à Orcines, découvrez l’église Saint-Julien, rénovée au XVème siècle.

D’Orcines à Orcival

L’avantage de dormir à Orcines, c’est de débuter la journée du lendemain sur le Puy de Dôme. Sur ce célèbre volcan de France, vous pourrez apercevoir Clermont-Ferrand. Mais surtout admirer un panorama, perchés à 1465m d’altitude. Vous ne serez pas non plus déçu.e.s de finir cette journée à Orcival. Ce joli village auvergnat est notamment connu pour sa belle basilique romane.

D’Orcival au Mont-Dore

Pour finir votre road trip, ne manquez pas l’étape du Col de Guéry. Vous pourrez ainsi découvrir le plus haut lac de la région. Profitez-en pour faire une randonnée avant de boucler la route.

A ne pas manquer durant le voyage

  • Les randonnées : on vous les évoquait, mais les voici pour rappel. Arpentez le cratère du Puy de Pariou ; ou encore les sommets du Puy de Dôme et Puy de Sancy ; et enfin, la Banne d’Ordanche
  • Les activités outdoor : les randos, d’accord, mais il existe d’autres activités outdoor ! Par exemple, du VTT sur les pistes du Sancy ou encore du parapente au Puy de Dôme.
  • Vulcania : visitez Vulcania, parc à thème autour du volcanisme. Idéal pour les enfants – et leurs accompagnants.
  • Les points de vue panoramiques : comme le sommet du Puy de Dôme et la table d’orientation de la Banne d’Ordanche.
  • La gastronomie : ne manquez pas le Saint-Nectaire, la truffade ou l’aligot. Et si vous n’aimez pas le fromage, consolez-vous avec la charcuterie de montagne et les bières locales. Le tout à savourer dans les auberges et chez les producteurs le long de l’itinéraire.

Pourquoi on aime ce voyage

Histoire de la route

La Route des Volcans d’Auvergne n’est pas seulement un itinéraire touristique. C’est également un voyage à travers l’histoire géologique et humaine de l’Auvergne. Les volcans d’Auvergne, formés entre l’ère tertiaire et quaternaire (il y a des millions d’années), se sont assoupis il y a environ 8 000 ans. Ils ont alors laissé des reliefs comme la Chaîne des Puys et le Massif du Sancy.

L’itinéraire routier, popularisé au XXe siècle, met en valeur ce passé volcanique endormi. Depuis, il s’est enrichi par des vestiges gallo-romains tels que le temple de Mercure sur le Puy de Dôme (Ier siècle). Ce circuit en boucle d’environ 125-130 km relie ces géants de lave à travers vallées, lacs et villages. Il est, par conséquent, devenu un symbole touristique du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.

Conseils pour un voyage réussi

  • Matériel : Prévoyez de bonnes chaussures de marche. Ainsi que le nécessaire pour une bonne rando (eau, casquette, crème solaire, encas, etc).
  • Respecter les règles environnementales : Restez sur les sentiers balisés. De cette façon, vous éviterez l’érosion et respecterez la végétation. Ne laissez pas de déchets. Particulièrement dans les parcs naturels et au bord des lacs.
  • Goûter les spécialités locales : fondez de plaisir pour les fromages d’Auvergne comme le Saint-Nectaire. Ou alors, en goutant la truffade, un plat à base de pommes de terre et de fromage, souvent accompagné de charcuterie. Terminez sur une touche sucrée avec une tarte aux myrtilles.
  • Réservations : Réservez à l’avance en haute saison. Notamment dans les zones très demandées comme Mont‑Dore, Besse, Orcival ou près du Puy-de-Dôme.

La route des châteaux de la Loire

  • Ville de départ : Blois, dans le Loir-et-Cher
  • Ville d’arrivée : Azay-le-Rideau, dans l’Indre-et-Loire
  • Longueur de cette route : environ 145 km
  • Durée de ce road trip : environ 5 jours
  • Dénivelé : faible
  • Véhicule(s) conseillé(s) : voiture, vélo, moto, van ou petit fourgon aménagé
  • Période idéale : la fin du printemps (mai-juin) et l’automne (septembre-octobre) pour éviter l’affluence estivale
  • Péages : cet itinéraire (via la D33) ne comporte pas de péage. Profitez par conséquent du trajet à prix réduit
  • Visites des châteaux : la plupart des châteaux offrent des visites guidées et des événements saisonniers. Renseignez-vous en amont !

L’itinéraire de Blois à Azay-le-Rideau

Partez à la découverte des châteaux de la Loire ! Ce road trip vous embarque dans l’Histoire de France. Vous découvrirez les châteaux à renommée mondiale ainsi que des petites villes charmantes. Voici une idée d’itinéraire réalisable en 5 jours !

Jour 1 : Blois

Pour commencer, découvrez la jolie ville de Blois. Flânez dans ses vieilles rues et dirigez-vous vers l’escalier Denis-Papin. Magnifique perspective dont les illustrations sont souvent renouvelées. Dans le but de débuter votre road trip des châteaux, direction le Château royal de Blois. Celui-ci mêle quatre styles architecturaux, du Moyen-Âge au 17ème siècle. Théâtre de grands événements, comme l’assassinat du duc de Guise en 1588, vous y trouverez plus de 1000 objets exposés. Modernisation oblige, une visite en réalité augmentée est possible. Aussi, de nombreux évènements sont organisés toute l’année.

Jour 2 : Chambord et Cheverny

On ne le présente plus et pourtant… Le plus grand de tous les châteaux de la vallée de la Loire, le château de Chambord ! Imaginé au XVIe siècle par François Ier, ce dernier en fait un édifice somptueux. La pièce maîtresse du château est son escalier à double révolution. Impossible également de ne pas visiter les jardins qui l’entourent. Ici aussi, on remonte le temps grâce à une visite 2.0.

Direction ensuite le château de Cheverny. Ce château vous dit quelque chose ? C’est normal. Hergé s’en est inspiré pour dessiner le château de Moulinsart, dans les aventures de Tintin. Mais au-delà de ça, ce château illustre surtout le style classique à la française. Ce château privé a la particularité d’être ouvert au public.

Jour 3 : Chaumont-sur-Loire et Amboise

Prenons désormais un peu de hauteur… Pour ce faire, le domaine de Chaumont-sur-Loire offre une des plus belles vues sur la Loire. Le domaine accueille également le Festival international des jardins depuis 1992. Chaque année, une trentaine d’œuvres végétalisées et éphémères y sont présentées.

Lui aussi veille sur la Loire. C’est le château royal d’Amboise. Situé sur les hauteurs de la ville, il abrite, entre autres, la chapelle Saint-Hubert. C’est d’ailleurs dans ce magnifique décor que repose Léonard de Vinci. De fait, il y est mort en 1519.

Jour 4 : Clos Lucé et Chenonceau

De Léonard de Vinci il est encore question au Château du Clos Lucé. Effectivement, c’est ici qu’il a passé les 3 dernières années de sa vie. Vous entrerez ainsi dans l’intimité du Maître italien. Vous découvrirez aussi ses ateliers et le jardin qui jouxte le château.

Ensuite, le château de Chenonceau ou le « château des Dames » … En effet, plusieurs femmes de l’Histoire ont exercé une influence déterminante sur son architecture. Partez ainsi à la découverte du mobilier, des tapisseries et des peintures qui constituent ce château posé sur la rivière.

Jour 5 : Villandry et Azay-le-Rideau

La renommée du château de Villandry est dû à ses splendides jardins à la française. Il faut dire que les 6 jardins du château ont un esthétisme remarquable. Sans compter le potager qui fait vivre 40 espèces de légumes. Prévoyez donc une journée de beau temps pour la visite !

Pour finir ce road trip, roulez maintenant vers Azay-le-Rideau. Ce château du XVIe siècle est posé sur une île dessinée par l’Indre. De plus, il est entouré d’un parc romantique de 8 hectares.

A ne pas manquer durant le voyage

  • Les vignes de la vallée de la Loire : En traversant les différentes régions viticoles, vous pouvez vous arrêter pour une dégustation de vins locaux (Vouvray, Sancerre, Chinon…). C’est ainsi l’occasion de découvrir des cépages et de goûter aux vins des châteaux.
  • Les villages pittoresques : Ne manquez pas des étapes dans des villages comme Civray-de-Touraine, Montargis et Beaugency. Ces lieux riches de leur histoire sont très charmants.
  • Les jardins des châteaux : Les jardins à la française offrent des expériences visuelles uniques et sont parfaits pour les amateurs de nature et de botanique. Nos coups de cœur ? Les jardins du château de Villandry et du château de Chambord.
  • La cuisine locale : Profitez de la gastronomie de la région. C’est-à-dire les rillettes et rillons de Tours, les fromages de chèvre ou encore la tarte Tatin.

Pourquoi on aime ce voyage

Histoire de la route

La Route des Châteaux de la Loire fascine par son histoire royale. Celle-ci naît des guerres de Cent Ans et de la Renaissance, où rois et courtisans fuirent Paris pour bâtir des palais le long du fleuve. Ce patrimoine UNESCO attire par son mélange d’architecture médiévale et italienne. Cette dernière est notamment pensée par François Ier ou Léonard de Vinci.

Les châteaux émergèrent au XIIIe siècle comme forteresses (Angers, Chinon) face aux invasions anglaises. Par la suite, elles évoluent en résidences somptueuses sous Charles VII et Louis XI, qui firent de Tours la capitale.

Au XVIe siècle, François Ier lança l’ère Renaissance avec Chambord. Ces influences viennent notamment d’Italie. Au même moment, les rivalités entre Diane de Poitiers et Catherine de Médicis à Chenonceau ajoutent du drame humain à l’histoire. Abandonnés après Henri IV, ils devinrent sites touristiques au XIXe siècle, symboles du « Jardin de France ».

Conseils pour un voyage réussi

  • Planifiez les visites des châteaux à l’avance : Les châteaux de la Loire sont extrêmement populaires. Il est donc conseillé de réserver vos billets à l’avance. Notamment pour les visites guidées.
  • Hébergements : Pour faire des haltes, vous trouverez sur votre route des hébergements atypiques. C’est le cas par exemple des hébergements troglodytes. Ou, pour une ambiance romantique, une nuit dans un vignoble.
  • Prenez votre temps : Certes, l’itinéraire des châteaux est la star de ce road trip. Cependant, il serait dommage de passer à côté des autres richesses de la région. Notamment des villages pittoresques comme Chavigny, Beaugency ou Montargis. Ceux-ci offrent une atmosphère calme et une belle architecture qui méritent de s’y arrêter.
  • Baladez vous à vélo : Pédaler le long de la Loire est particulièrement agréable. La région offre plus de 900 km d’itinéraires sécurisés. C’est le cas de la Loire à Vélo (EuroVelo 6), plat et bien balisé. La piste relie Chambord, Chenonceau et Amboise sur des distances courtes (10-50 km/jour).

La route des Crêtes dans les Vosges

  • Ville de départ : Sainte-Marie-aux-Mines, dans le Haut-Rhin
  • Ville d’arrivée : Uffholtz, près de Cernay, dans le Haut-Rhin
  • Longueur de cette route : environ 90 km sans détours
  • Durée de ce road trip : 2 à 3 jours
  • Dénivelé : modéré
  • Véhicule(s) conseillé(s) : voiture, camping-car léger, van ou moto
  • Période idéale : de mai à octobre (certains cols fermés en hiver à cause de la neige). Vérifiez donc les conditions via les sites officiels
  • Vues panoramiques : la Route des Crêtes est célèbre pour ses panoramas exceptionnels. Notamment sur les vallées vosgiennes et la plaine d’Alsace. Plusieurs points de vue sont aménagés pour permettre aux conducteurs de s’arrêter et de profiter de la vue.

L’itinéraire de Sainte-Marie-aux-Mines à Uffholtz

La Route des Crêtes dans les Vosges offre un magnifique enchaînement de paysages. Ainsi, vous admirerez cols, lacs et sommets vosgiens avec de nombreux belvédères. Voici une idée d’itinéraire sur 2-3 jours !

Départ de Sainte-Marie-aux-Mines

Pour débuter ce road trip, visitez Sainte-Marie-aux-Mines. Cette vallée minière alsacienne est surnommée la capitale de la minéralogie. Empruntez ensuite le col des Bagenelles et le col du Bonhomme. Ici, la route s’élève progressivement et vous fait prendre de la hauteur. Profitez ainsi des premiers panoramas sur les forêts denses et les prairies.

Des lacs glaciaires au Col de la Schlucht

Ensuite, rejoignez le Lac Blanc et le Lac Noir à Orbey. En été comme en hiver, nul doute que vous serez conquis.e.s ! Profitez-en pour faire un pause pique-nique. Avant de rejoindre un circuit de randonnée autour du lac.

Pour poursuivre, traversez la Réserve Naturelle de Tanet-Gazon du Faing. Cette zone protégée est riche en flore alpine et faune sauvage.

Pour finir cette étape, montez au col de la Schlucht. Cette porte d’entrée emblématique relie Alsace et Lorraine. Profitez-en alors pour déguster quelques spécialités locales dans des fermes-auberges.

Du massif du Hohneck au Grand Ballon

Prenez maintenant la direction du massif du Hohneck. Celui-ci surplombe les vallées vosgiennes et alsaciennes. Vous pourrez alors admirer de magnifiques panoramas.

Direction maintenant le Markstein. Ce massif des Vosges est un domaine skiable. En été, vous pourrez ainsi profiter de plusieurs activités outdoor. Par exemple, de la luge sur rail, du VTT ou de la randonnée. Il y en a pour toute la famille !

Pour finir cette étape, grimpez au sommet du Grand Ballon. C’est le point culminant du massif des Vosges. D’une part, vous observerez un panorama sur les Alpes, le Jura et la Forêt-Noire.

D’autre part, vous y découvrirez un monument hommage de la Première Guerre Mondiale, ainsi qu’un radar de l’aviation civile.

Arrivée à Uffholtz

Pour terminer ce road trip, descendez vers Hartmannswillerkopf (Vieil Armand). Ce promontoire était un lieu stratégique d’observation pendant la Grande Guerre. Site historique majeur, il porte encore les traces des combats entre les soldats français et allemands.

C’est à Uffholtz que s’achève la Route des Crêtes. Si vous le souhaitez, vous pouvez redescendre vers la plaine alsacienne. Ou encore rallonger par des villages viticoles.

A ne pas manquer durant le voyage

Les lacs vosgiens

si l’envie vous prend de faire une longue randonnée, vous pouvez relier les 4 lacs le long de la Réserve Naturelle de Tanet-Gazon du Faing. Du lac Blanc au lac Noir. Puis du lac Noir au lac des Truites. Enfin, du lac des Truites au lac Vert. Environ 17 km, 900D+ en boucle… Grâce à cela, vous n’aurez manqué aucun des lacs de cet itinéraire !

La gastronomie

En Alsace comme ailleurs, vous vous régalerez. Mais sur cette route, vous apprécierez particulièrement les Roïgabrageldi. Une recette de pommes de terre à base de lardons, d’oignons, de beurre et de vin blanc.

Les évènements

Plus grand fête du Massif Vosgien : la transhumance alsacienne ! Deux fois par an, il est de tradition d’accompagner les vaches vosgiennes qui montent vers les chaumes au printemps et en redescendent après l’été. Participez à ce spectacle folklorique étonnant !

Pourquoi on aime ce voyage

Histoire de la route

Cette route est créée en 1915 pendant la Première Guerre mondiale par l’armée française. Elle suivait la crête des Vosges pour assurer logistique, défense et mouvements de troupes le long du front. Elle était notamment protégée des tirs allemands par sa position en contrebas ouest.

Elle longeait la frontière franco-allemande issue du traité de Francfort de 1871, qui avait cédé l’Alsace à l’Allemagne. Ainsi, les cols vosgiens étaient devenus des points douaniers clés. Après 1918, elle devint touristique, complétée entre 1930-1935 jusqu’à sa forme actuelle.​

Des figures comme Napoléon III ou le Kaiser Guillaume II y passèrent. Ceci renforce son aura historique aux côtés de sites comme le Hartmannswillerkopf.

Conseils pour un voyage réussi

  • Choisir la meilleure période : la meilleure période pour emprunter la Route des Crêtes est entre mai et octobre. En effet, les températures sont douces et les panoramas sont magnifiques. Mais surtout, les routes sont ouvertes. Ce qui n’est pas le cas en hiver…
  • Acceptez les détours sans vous y perdre : la région est riche de lieux à voir. Le long de cette route, vous ferez donc certainement quelques crochets. Cependant, n’essayez pas de tout voir, tout faire… Profitez !
  • Rester vigilant sur la route : Choisissez un véhicule agile (voiture ou moto, pas trop lourd) et roulez prudemment dans les virages serrés. Arrêtez-vous pour faire des pauses randonnées ou photos.
  • Profiter de la gastronomie locale : Arrêtez-vous en fermes-auberges pour déguster notamment du munster et du kouglof.

La route de la Lavande

  • Ville de départ : Gordes, dans le Vaucluse
  • Ville d’arrivée : Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence
  • Longueur de cette route : environ 140 km
  • Durée de ce road trip : 3 à 5 jours
  • Dénivelé : modéré
  • Véhicule(s) conseillé(s) : voiture, moto, vélo de route, camping-car ou van
  • Période idéale : de fin juin jusqu’à début août pour profiter des champs de lavande en fleur
  • Marchés locaux : vous pourrez y trouver des produits dérivés de la lavande : huiles essentielles, savons, miel, etc.

L’itinéraire de Gordes à Valensole

La Route de la Lavande est une très bonne idée de road trip d’été. Villages pittoresques, marchés locaux et spots photos… On vous embarque sur un des itinéraires possibles :

De Gordes à Roussillon

Pour débuter ce road trip, bienvenue dans le Luberon. Commencez celui-ci en hauteur, à Gordes. Perdez-vous dans les ruelles de ce village médiéval perché. Aussi, profitez de son marché provençal pour goûter aux spécialités locales.

A quelques kilomètres de là, visitez l’abbaye Notre-Dame de Sénanque. Ce monastère cistercien est entouré de rangées de lavande. De quoi prendre vos premières photos aux teintes violettes ! Avec ses couleurs ocres, le village de Roussillon est classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Parcourez ses ruelles colorées et gravitez autour. Profitez-en en plus pour rejoindre des sentiers de randonnées alentours.

De Roussillon à Saint-Trinit

Pour poursuivre, quittez Roussillon en direction de Sault. Souvent appelé « la capitale de la lavande », ce village de Provence est lui aussi perché. Ces belles ruelles médiévales offrent ainsi des vues panoramiques sur les champs. Un spot parfait pour de jolies photos !

Par la suite, on vous propose d’emprunter une route panoramique entre Sault, Aurel, Ferrassières et Saint‑Trinit. Le long de celle-ci, arrêtez-vous pour visiter la Ferme aux Lavandes (Sault). Ou encore, pour faire une randonnée sur le Chemin des Lavandes (Sault). Qu’importe où vous vous arrêterez, il y aura d’immenses plateaux de lavande autour de vous.

De Saint-Trinit à Valensole

Pour finir ce road trip, vous vous rapprochez de la mer. La Méditerranée mais surtout celle de lavande ! Routes rectilignes, du violet à perte de vue, vous êtes au bon endroit. Valensole, la “vallée du soleil”, est un village typique du Sud. N’y manquez pas l’église Saint-Blaise ainsi que les nombreuses fontaines qui le composent. Valensole, c’est aussi un plateau. Pour admirer les plus beaux points de vue de celui-ci, on vous conseille par exemple les champs autour de Puimoisson. Les rangées y sont très régulières et vous aurez en plus de belles vues sur les montagnes.

A ne pas manquer durant le voyage

Les champs de lavande et distilleries

Les plateaux de Valensole et Sault offrent des mers infinies de lavande fine en fleur, parfaites pour des photos. Visitez des fermes comme celle de Ferrassières ou le Domaine de la Lavande à Sault pour observer la distillation artisanale. Mais également pour acheter huiles essentielles, sachets parfumés et miel de lavande. Des démonstrations gratuites ont lieu en juillet.

La fête de la lavande

Elle a lieu tous les 15 août à Sault. Au pied du Mont Ventoux, vous verrez ainsi des défilés fleuris et le battage traditionnel. Vous pourrez également faire un tour au marché des producteurs de lavande et des produits régionaux.

Le musée de la lavande

Lors de votre départ depuis Gordes, faites un crochet au Musée de la Lavande du Luberon. Le Musée propose des visites, des ateliers et des évènements exclusifs. On y découvre, entre autres, l’épopée des lavandiculteurs du XVIème siècle à nos jours.

Pourquoi on aime ce voyage

Histoire de la route

La lavande apparaît en Provence dès l’époque romaine. Elle sert alors à parfumer bains et linge. Elle se développe par la suite au Moyen Âge pour ses propriétés thérapeutiques contre les épidémies. Au XIXe siècle, les parfumeurs de Grasse en font un ingrédient clé des élixirs.

Ceci accélère alors sa culture sur les plateaux comme Sault et Valensole. L’AOP lavande fine (de 1981) protège aujourd’hui sa qualité exceptionnelle. Les routes thématiques émergent dans les années 2000 pour valoriser ce patrimoine agricole. Elles relient villages et distilleries via des circuits balisés.

Conseils pour un voyage réussi

  • Planifier la saison : Il serait dommage de manquer les champs en fleurs. Par conséquent, visez la période de fin-juin à début août pour la floraison maximale.
  • Evitez la foule : Vous ne serez malheureusement pas les seuls à vouloir la plus belle photo… On vous suggère donc de vous lever tôt. Ainsi vous pourrez profiter en plus d’un joli lever de soleil ! Aussi, privilégiez les jours de semaine. Les champs devraient être moins bondés…
  • Soyez éco-responsable : Restez sur les sentiers pour ne pas abîmer les champs. Ne cueillez pas les fleurs. Et profitez-en également pour soutenir les producteurs locaux via des achats directs.